J’ai testé l’infarctus > Épisode 02

Le test de l’infarctus peut passer pour un truc assez chiant. Passés les trois premiers jours où vous ne faites que roupiller sans penser à autre chose, la procédure consiste à rester allongé, inerte sur un plumard et à repenser au fait que, finalement, vous avec eu du bol et que faut pas trop vous plaindre. D’autres ont tenté le test avant vous et n’ont même pas pu le finir. Comme je l’ai déjà précisé, le test de l’infarctus est un grand flip, mais une fois cette étape passée, le test procure tout de même quelques avantages dont le principal est l’arrêt brutal de l’envie de fumer. Vous l’aurez compris, le test de l’infarctus permet donc à un testeur sérieux de se débarrasser du tabac. Autre avantage, vous perdez du poids, ce qui pour un testeur comme moi est un vrai bénéfice : 7 kilos en une semaine et la promesse d’en perdre encore une dizaine. Bref, ce banc d’essai, très technique… permet ainsi de retrouver la ligne.

Le test de l’infarctus, c’est aussi l’occasion, contrairement à d’autres tests, de vérifier la qualité des relations que l’on a avec ses amis. En ce qui me concerne, la salle de test, mise généreusement à ma disposition par l’Hôpital Nord de Saint-Etienne s’est transformée pendant une semaine en véritable standard téléphonique. Merci encore à toutes et tous qui m’avez encouragé pendant une semaine. Je repense encore à la tête de cette jolie infirmière occupée à une prise de sang pendant que je discutais avec une attachée de presse sur mon portable et avec mon frangin sur le téléphone fixe de la chambre…

J’ai testé l’infarctus > Épisode 01

Bon, comme vous avez pu le comprendre, j’ai testé pour vous (dans le plus grand secret…) l’infarctus, un truc qui arrive souvent à certains forcenés mais également à cette race à part nommée dans ma profession les pigistes. Et oui, les pigistes, ceux qui n’en finissent pas de taffer comme des sauvages pour obtenir un salaire décent et qui ne gagnent pas forcément plus si ce n’est des pépins de santé. Bref, l’infarctus, c’est un banc d’essai que je n’avais pas prévu de faire et pour être franc… j’ai pas aimé du tout, mais alors pas du tout ! D’abord, ça fait flipper grave, surtout lorsque on vous annonce “la news” aux urgences de l’hôpital du Puy-en-Velay. Pour qui ne connait pas les symptômes de l’infarctus (ce qui était mon cas), imaginez qu’un 38 tonnes vous a roulé sur le torse. La douleur craint un max mais quand vous ne savez pas, ça donne plutôt l’impression d’être ballonné, d’avoir mal digéré la bouffe de la veille, genre vieux pet qui ne veut pas sortir… Donc pas franchement joyeux… un peu chiant aux entournures mais, sans danger immédiat (d’après votre diagnostic…)

Bref, une fois l’annonce faite par l’interne de service, le test de l’infarctus commence donc par un grand flippe, du style : c’est pas possible, pas moi… j’suis trop jeune… trop beau… maman, j’veux pas mourir… du moins pas tout de suite…

Les perfs aux bras et l’électro-cardiogramme en plein boum rappellent pourtant la réalité, c’est bien vous qui êtes connecté. Le retour sur terre est rapide : “Monsieur Lévêque, nous allons devoir vous transférer à l’hôpital de Saint-Etienne. Ils sont mieux équipés que nous… vous verrez vous serez soigné comme un prince…” “Pour aller plus vite, nous allons vous transférer en hélico, Saint-Etienne n’est qu’à 19 minutes de vols”. Ah ben chouette alors, je vais pouvoir complèter mes heures de vols en hélico…