J’ai pas pour habitude de regarder derrière moi et encore moins de verser des larmes sur le passé. Mais franchement, ce 16 janvier 2010, j’ai quand même eu mal au foi. Mon ancien magazine, celui où j’ai grandi comme journaliste, aurait du franchir la barre des 100 ans si seulement son éditeur avait eu un peu plus de courage et si les annonceurs (et les pubeux) ne l’avaient pas tout doucement (mais surement) enterré.
Imaginez un peu… centenaire. Il y a cent ans dans son premier numéro, Le Photographe nous mettait en garde contre les imitations du Bloc-Notes, un petit appareil photo très discret capable de tenir dans la main d’une femme. 100 ans plus tard, les compacts numériques sont toujours aussi compact et discret, preuve que si les technologies évoluent, les besoins restent les mêmes… Le Photographe, avant-gardiste, précurseur, toujours à la pointe des avancées technologiques s’est pourtant montré trop discret au point disparaître sans crier gare au grand dam de ses lecteurs dans une “manœuvre” savamment orchestrée par son éditeur…
Aujourd’hui, je regarde toujours devant moi mais, samedi dernier, pour la première fois de ma vie, j’ai retourné la tête et versé une larme… en silence…

